Rencontre avec Pierre Vachier producteur au Pradet dans le Var.

Le mercredi 25 novembre 2020, nous avons rencontré Pierre, un producteur de la ville du Pradet, dans le Var. Pierre a connu Grinoloco par l’intermédiaire de la chambre d’agriculture du Var qui connaît en détail notre projet et lui a conseillé de prendre contact avec nous. Après un échange de mails et un échange téléphonique, c’est sur son exploitation que nous nous sommes retrouvés. Nous avons échangé sur nos activités respectives avant qu’il nous fasse découvrir sa surface de production.

Pierre vachier sur son terrain agricole au Pradet dans le Var.

Un producteur local et responsable

 

Pierre est producteur sur la ville du Pradet dans le Var. Il a repris l’exploitation familiale de roses il y a maintenant 30 ans. Il a modernisé son installation et a rapidement compris que la technologie allait avoir un rôle à jouer dans son métier. Il a installé des capteurs dans ses serres qui lui permettent d’automatiser l’ouverture et la fermeture de ces dernières. Il a également automatisé l’irrigation de ses plantes. Dans une démarche environnementale et économique, celle-ci fonctionne en circuit fermé. L’eau est filtrée et analysée avant d’être réutilisée. 

Une transmission familiale

 

En 2000, son activité souffre d’une crise énergétique qui augmente considérablement les coûts de production de roses. Les coûts de la main-d’œuvre et du chauffage sont particulièrement touchés. Le marché de la rose n’évolue pas proportionnellement aux charges auxquelles Pierre doit faire face quotidiennement. Sa marge diminue. Il se rend compte qu’il va droit dans le mur s’il ne prend pas une route différente. 

En 2007, Pierre décide d’entamer une reconversion professionnelle et d’élargir sa production. Il a eu l’opportunité de récupérer auprès de son oncle, agriculteur également, des plants de strelitzia, aussi appelés bec de perroquet, ou oiseau du paradis. Il y a consacré le premier tiers de son exploitation. Dans le deuxième tiers, il y cultive de l’anémone hors sol. Le troisième tiers lui permettait de faire des rotations entre plusieurs variétés, comme le muflier en hiver. Avec cette organisation, il a pu remonter la pente progressivement.

Diversifier sa production pour répondre à un marché plus important sans négliger la qualité.

 

Quelque temps plus tard, il décide de poursuivre sa diversification en intégrant des plants de pivoines parmi ses cultures. La concurrence sur le marché est rude. Pour se démarquer, Pierre fait preuve d’adaptation. Il doit être le premier à pouvoir commercialiser ses plans pour se démarquer et vendre ses récoltes. En revanche, cela nécessite d’utiliser une technique particulière qui consiste à recouvrir ses jeunes pivoines pour forcer la production. Le coût de production est plus élevé mais il espère pouvoir tirer son épingle du jeu. Il a conscience que la technique utilisée n’est pas naturelle, seulement, la réalité de Pierre est économique. Son activité d’agriculteur doit être rentable et son exploitation doit tourner.

Après des années de diversification, Pierre décide de se recentrer, soucieux de faire les choses consciencieusement, il décide de focaliser son énergie sur le muflier et les pivoines.

Devenir maraicher, une opportunité à la portée de tous.

 

En 2020, à cause de la crise sanitaire et des consignes que nous connaissons, Pierre doit faire l’impasse sur la vente de sa production de pivoine et de mufliers. Celle-ci aurait dû être vendue lors du premier confinement. C’est une perte sèche de près de 75 000€ pour le producteur.

Cet été, en urgence, pour pallier à la crise, Pierre a décidé de se lancer dans le maraîchage, en cultivant des légumes, soutenu par ses confrères, propriétaires de magasins de producteurs et maraîchers des alentours, qui écoulent sa production. Il cultive alors 1500m2 de haricots grimpants, concombres et salades. 

Il prend le temps de réfléchir à sa situation et décide d’accélérer ses projets et de passer à autre chose. Son objectif est de créer un atelier de poules pondeuses élevées en plein air et labellisées Bio. Il a accueilli cet automne 700 poulettes (comme il les appelle). D’autres arriveront dans les semaines à venir pour atteindre le nombre total de 1450 poules. Ensemble, ces dernières produiront pas loin de 1200 œufs par jour. 

La conversion en Bio est en cours. Pierre est suivi par le label Ecocert et la structure Cocoribio qui l’accompagnent dans cette étape importante. Il décide aussi de cultiver des fraises, des épinards, de la salade (batavia, scarole et frisée), de la salade coupée (roquette, mesclun et mâche) et du radis rose. Le tout en Bio bien évidemment. 

A terme, Pierre souhaite dédier sa production à ses poulettes, aux pivoines et aux plants de maraîchage Bio.

Une vie professionnelle active impliquée au sein de l’agriculture locale dans le Var.

 

En parallèle, étant également administrateur au syndicat agricole et horticole de Hyères, dans le Var, il décide avec 8 confrères producteurs de créer un magasin de producteurs sur la commune de Hyères. Ensemble, ils souhaitent élargir leur distribution en vente directe afin de maîtriser davantage leurs marges et réduire leur dépendance aux grossistes qui dictent leurs conditions tarifaires. Pour mener leur projet à bien, ils se forment à leur nouveau métier d’entrepreneur. Après 1 an et demi de travail, le projet devrait voir le jour dans les mois à venir. 

Conscient que son travail est d’être producteur et d’être la majeur partie du temps dans les champs, Pierre a décidé de faire confiance à Grinoloco en devenant le premier producteur de notre future plateforme. Bientôt, vous pourrez retrouver ses produits sur notre site. 

 

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