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Quand la tomate vient d’ici … et d’ailleurs !

Écrit le . Posté dans Actualités.
Quand la tomate vient d’ici … et d’ailleurs !

Légume le plus consommé au monde après la pomme de terre, la tomate est présente partout dans nos assiettes et en toute saison. Synonyme de soleil et de cuisine méridionale, est-elle vraiment aussi saine quand elle vient de l’autre bout du monde. Et qu’elle est consommée hors saison. Savez-vous ce qui se cache derrière votre ketchup ou votre tomate-mozza ? 

La Chine approvisionne le monde

En 50 ans, la production mondiale a été multipliée par 7, passant de 26 millions de tonnes en 1960 à 182 millions de tonnes en 2018.

62 Millions de tonnes … Voilà la contribution de la Chine, 1er pays producteur au monde, loin devant l’Inde (19 Mt) et les Etats-Unis (13 Mt). En Europe, l’Italie (6 Mt) arrive 6ème du classement mondial et la France seulement 29ème (0,7 Mt). Autant dire un grain de sable, dans ce marché mondial industrialisé, qui attise les convoitises. Et les dérives aussi ! 

Difficile de savoir d’où elle vient 

Ce fruit rouge est partout, sans même que l’on s’en aperçoive, on en mange à toutes les sauces et sous toutes les formes. Et sa traçabilité n’est pas toujours évidente surtout quand elle est transformée ! Inde, Afrique ou Amérique Latine, elle arrive en Europe par gros conditionnement, sur les marchés de gros. Avant de partir sur des plateformes logistiques pour rejoindre des usines de transformation de l’industrie agro-alimentaire. Des scandales de sauces coupées à l’amidon ou aux fibres de soja ont déjà fait du bruit par le passé. Origine et fabrication sont donc relativement opaques. 

Des conditions de production peu éthiques 

On est loin des tomates gorgées de soleil, cultivées en plein champ et cueillies à maturité sur les rives de la Méditerranée. La production est standardisée, les variétés choisies avant tout pour leur rendement et leur robustesse pour supporter le transport en avion aux quatre coins du monde. Hors-sol, sous serre plastique, avec une main d’œuvre sous-payée voire clandestine, exposée à des produits phytosanitaires nocifs, les détails ne sont pas reluisants. Et le goût souvent absent.

La France veut assurer sa traçabilité 

Si son poids dans le marché mondial très concurrentiel est faible, la filière française, mise sur la qualité et les conditions de production. Sélection variétale, goût, pratiques de culture et respect des travailleurs agricoles, la réglementation française est déjà gage de plus de sérieux. 

A la production, les agriculteurs doivent tenir un cahier d’exploitation, permettant de vérifier la variété et les conditions de culture. Les productions sous labels sont certifiées par des organismes indépendants (Ecocert par exemple pour le BIO). De l’expédition au commerce de détail, l’étiquetage garantit le pays d’origine, la région de production, le nom de l’expéditeur, le calibre et le numéro de lot. Si vous lisez les étiquettes, vous pourrez déjà remonter la piste.

Bio et local, c’est l’idéal

Evidemment, en circuit court, toutes ces questions ne se posent pas. Vous avez un accès direct à la zone de production, lorsque vous vous rendez chez votre producteur local. A cette occasion, vous pouvez discuter de ses pratiques, savoir quelles sont les étapes de production. Quelles variétés il a privilégiées. Parfois il vous dira même si elles sont cueillies du jour. Gage de fraicheur, de maturité et donc de plus de goût. Certains agriculteurs militent aussi pour des variétés anciennes, de couleurs et de taille variées. Une diversité dans le champ et dans l’assiette donc.

Vous l’aurez compris, pas si simple de tracer une tomate, surtout pour les produits transformés d’origine étrangère. Il y a donc fort à parier que vous ferez un geste pour la planète et pour l’éthique, si vous choisissez des tomates françaises, au moins, locales et biologiques au mieux. Achetées chez le producteur du coin et en saison. Une leçon de bon sens, pour retrouver le goût et le plaisir de cuisiner sainement.

Auteur : Anne-Cécile Audra

 

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Sources :